Hathor, la Dorée est née d’une révélation lors d’un voyage en Égypte : la découverte de la présence de cette grande déesse dans les temples, sur les colonnes hathoriques et dans ses représentations sous la forme de la vache sacrée.
Déesse majeure du panthéon égyptien, Hathor — dont le nom signifie « Maison de Horus » — est associée à l’amour, à la joie, à la musique, à la maternité et à la protection. Nourrice de Horus, elle entretient avec lui une relation divine complexe et occupe une place essentielle dans l’univers religieux féminin de l’Égypte ancienne. Au fil du temps, certains de ses attributs se mêlent à ceux d’Isis, dont le culte prendra une importance considérable.
Ce qui a profondément marqué l’artiste est le contraste entre l’omniprésence ancienne de Hathor, dont le visage demeure inscrit dans la pierre, et l’effacement relatif de cette figure dans notre mémoire contemporaine. La peinture cherche à faire resurgir cette présence plutôt qu’à reconstituer une image archéologique.
Au centre de la toile, le visage frontal de Hathor apparaît dans un espace de bleus profonds, de terres rouges, d’ocres et d’or. Autour d’elle, animaux, figures et symboles surgissent par fragments, comme les traces d’une mémoire ancienne. La feuille d’or devient une matière de lumière et renforce la dimension sacrée de cette apparition.
Œuvre phare de la collection Égypte éternelle, Hathor, la Dorée traduit l’émotion fondatrice de cette série : la rencontre avec une Égypte où beauté du paysage, mémoire et sentiment du sacré demeurent intimement liés. Les références anciennes ne sont pas reproduites littéralement ; elles sont transformées par la matière, la couleur et l’émotion pour devenir une Égypte intérieure.



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