Sous-bois secret

Delia Teo

2022

1,250.00 

Secret Dwelling Woods

Ce peuple m’inspire une quête de liberté, de passion violente et communion avec la nature. Ces attributs constituent des ingrédients pour des tableaux puissants, avec des visages et postures expressives, des couleurs vives comme leurs habits colorés et leur musique qui accompagnait toutes les fêtes dans les villages autrefois. Les tsiganes exprimaient pleinement leurs émotions, en parlant fort, en criant et en chantant. Parfois, on aimerait leur ressembler.

Disponibilité : En stock

Type d'oeuvre :

Peinture à l’acrylique

Dimensions :

116 x 81 cm

Encadrement :

Cette œuvre n’a pas d’encadrement

Après mes premiers tableaux, intitulés « Rêve de liberté » et  « Fleurs sauvages », « Sous-bois secret » poursuit la série dédiée au monde tsigane revisité, intégré dans les paysages de l’Est, montagnes, plaines, steppes, ruisseaux, forêts, villages…

« Sous-bois secret » représente une scène de baignade dans un ruisseau au milieu d’un sous-bois, d’une végétation luxuriante, un chaud jour d’été. C’est un lieu magique. Les personnages forment une composition en triangle autour de l’étendue d’eau.

Dans cette tanière de fraîcheur, plusieurs femmes tsiganes goutent les plaisirs de cette eau coulant en camaïeux de verts et bleus de phtalo, ponctués de taches de lumières de jaune de naples, le soleil perçant le feuillage dense au-dessus du ruisseau. Au milieu de cet étang, deux femmes nues, des cheveux noirs lâchés sur leurs dos, parsemés de fleurs semblent engager dans un jeu, leurs corps sveltes et souples sortent de l’eau, telles des créatures marines, tranchant en nuances de terre de sienne brûlée.

Deux autres femmes, jeunes et belles, entourent un cheval noir en bas à droite de la toile. L’une d’entre elles le chevauche et tient ses rênes d’une main ferme. Son buste nu est balayé par les ombres du feuillage. Elle porte des boucles d’oreilles en or. La deuxième jeune femme se tient devant le cheval, elle semble avancer, sa jupe bariolée flotte à la surface de l’eau. Elle met sa main sur la tête du cheval, comme pour l’apaiser.

Enfin, à gauche du tableau, en premier plan, une femme nue aux belles courbes se tient sur le bord, au-dessus du ruisseau, sur un petit promontoire, bien à l’écart de ses comparses. Son dos bien arqué, elle est occupée à coiffer ses longs cheveux noirs. Les rayons du soleil caressent son sein et son ventre à travers la végétation, sa jupe rouge s’étale sur ses jambes. Tournant le dos au spectateur, elle est entourée de mystère, paraissant inaccessible.

La scène se termine avec le regard posé en dernier plan sur le seul homme présent dans cet univers féminin et secret. Un homme à cheval avance par le sentier qui amène à cet endroit secret et sauvage. Il porte une chemise blanche et son visage est en contrejour. Que fait-il sur ce chemin ? Vient-il chercher une belle gitane ou découvre-t-il par hasard ce lieu mystérieux ?

« Sous-bois secret » nous amène dans un monde libre des conventions modernes, les femmes sont entre elles, s’amusent, se disent des secrets et des amours, se rafraîchissent et goutent avec volupté au bonheur de l’été.